Le projet

En 2024/2025, la Cie Les Oyates poursuit son projet autour des écritures contemporaines, avec le désir de placer le lien au cœur de sa démarche.

 

Lien entre les générations

en décloisonnant les publics grâce à des propositions qui réunissent, dans la salle comme au plateau, plusieurs tranches d’âges

Lien avec les artistes

par le soutien aux complices de longue date et la transmission aux jeunes professionnel·les

Lien avec les territoires

en proposant des formats de spectacles variés, des lieux non dédiés aux grands plateaux des théâtres.

 

En réponse aux secousses extérieures, nous voulons prendre le temps de l’expérimentation et du dialogue entre les générations, dans toute leur diversité.  Pour inventer d’autres modalités de rencontres, se relier les un·es aux autres dans un un élan de vie et laisser germer des récits d’un monde plus juste.

 

En 2024/2025, la compagnie défend un répertoire de quatre spectacles en tournée, pour rencontrer les publics de toutes générations sur l’ensemble du territoire :

* un spectacle tout public : L’Affolement des biches

* trois spectacles jeune public toujours disponibles en tournée : Ceci est mon Non, Comment moi je et Les enfants c’est moi

Marie Levavasseur démarre par ailleurs un nouveau cycle de recherche autour du « Visible et de l’Invisible », creusant le sillon de son écriture à l’attention des ados et des adultes, avec :

– une forme légère – Creuser la joie – (création été 2025), destinée au public ados/adultes

– une création tout public pour les plus grands plateaux, Les Résurgentes, prévue pour 2027

Dans ces deux créations, l’écriture tiendra une place grandissante.

Ce nouveau cycle implique de défricher des terrains artistiques inexplorés, d’aller convaincre des partenaires de nous soutenir – ce qui nous met en joie !

 

 

De Tourneboulé aux Oyates….

Après vingt ans d’une passionnante direction partagée au sein de la cie Tourneboulé, Gaëlle Moquay et Marie Levavasseur ont pris chacune un chemin différent : la première sur la voie de sa carrière de comédienne créatrice, la seconde pour conforter son travail d’autrice et envisager le renouveau de la compagnie.

La Cie Les Oyates naît à l’été 2022. Elle ouvre la nouvelle ère du projet artistique : élargir le champ des adresses avec des propositions qui ne soient plus spécifiquement destinées au jeune public, faire grandir la place de l’écriture, œuvrer pour défendre des formes atypiques à hauteur d’enfants – petits et grands – en lien avec des lieux et des territoires, offrir visibilité et soutien à des artistes complices de la compagnie.

L’Affolement des biches, créé en janvier 2023, constitue le premier chapitre de cette nouvelle aventure.

*Les Oyates

L’oyat est une espèce de plantes vivaces de la famille des Poacées, originaire de l’Ancien Monde, croissant dans les terrains sablonneux grâce à un système racinaire très profond. Il joue un rôle important dans la formation et la fixation des dunes. Les Oyates en sont une version poétisée, féminisée et tribale.

« Le théâtre comme lieu de tous les possibles,
parce qu’il n’y a pas d’autres lieux pour se rencontrer soi et rencontrer l’autre,
faire communauté.
Le théâtre pour le plaisir de dire et de jouer.
Avec des textes car les mots sont plus puissants que ce qu’on imagine,
mais aussi avec des images, de la musique, de la matière, des objets ou des marionnettes.
Raconter des histoires qui s’adressent aux petits comme aux grands.
Continuer à écrire, plus que jamais.
Loin du bruit ou avec les acteurs au plateau pour comprendre et encore comprendre
ce qui m’échappe, comme une obsession.
Dessiner des liens avec l’invisible.
Le théâtre comme trait d’union entre les générations sur le plateau comme dans la salle,
pour ne plus opposer les âges, le féminin et le masculin, les mots exigence et populaire.
Pour se métisser et faire corps ensemble,
dire notre besoin de poésie.
Faire du théâtre – j’aime ces trois mots – comme on dessine son chemin de vie.
Parce qu’il faut le vivre le théâtre, le remuer, le façonner, le fabriquer de manière parfois presque artisanale, le polir et prendre le temps de la patine qui opère comme par magie.
Le théâtre enfin pour continuer à brûler les planches, les petits plateaux comme les grands,
Pour accompagner, transmettre, se laisser bousculer par d’autres.
Le théâtre pour inventer des nouveaux rituels, d’autres modalités de rencontre
Pour continuer de rire et pleurer ensemble, créer de nouveaux récits. »

Marie Levavasseur